Ôde aux petits pieds

Ode aux petits pieds

Je m’étais promis, je m’étais juré,
Que jamais, jamais je les oublierai.
Tes petits pieds dodus
Et moi, maman goulue
Je me délecte de ce mets exquis
Alors que toi, bébé, tu ris, tu ris.
Ces petits pieds tout beaux tout grassouillets
Qui puent un peu mais on en boufferait

Je m’étais promis, je m’étais juré,
Que jamais, jamais je les oublierai.
Tes petits pieds dodus,
Et toi, bébé goulue
Tu te délectes de ce mets exquis
De mon sein abondant qui te nourrit
Tous tes petits bourrelets de bébé
Ne sont pas assez, oh non, pas assez

Je m’étais promis, je m’étais juré,
Que jamais, jamais je les oublierai.
Tes petits pieds dodus,
Bientôt, le seront plus
Je les regarde, je les savoure,
Tant qu’ils sont là, un peu de bravoure
Je ravale mes larmes de joie et d’amour
Tu grandis, et ma mémoire, mon seul recours
Me trahit.

Je m’étais promis, je m’étais juré,
Que jamais, jamais je les oublierai.
Tes petits pieds dodus,
Ne le sont presque plus.
Hésitants et vaillants
Allez ! En avant !
La vie t’a attrapée
Et tu galopes, emportée.

Et moi je me promets
Que jamais, jamais je n’oublierai
Ni tes petits pieds, ni tes petits bourrelets
Ni ton rire cristallin, ni nos tétées
Ni la douceur de ta peau
Ni son odeur,
Ni son odeur.
Tu grandis, et ma mémoire, mon seul recours
Me trahit.
La vie, inexorable, suit son cours
Tu grandis.
Et j’oublie.
Et j’oublie.